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La dernière journée sera consacrée aux réglages et essais et au nettoyage de l’emplacement du bivouac.

Ce sera l’occasion d’immortaliser l’instant grâce à un petit appareil photo au déclencheur relié par une longue ficelle. Émile pose au milieu d’un endroit qui fut le théâtre, en mars 1993, d’un exploit insolite.

Il part le lendemain après-midi en laissant les pièces qu’il n’utilisera pas dans la coque de la 2 CV. Il emporte avec lui le reste de ses vivres, (plus qu’un litre et demi d'eau), le couchage, la boîte à outils, sans oublier cartes et boussole. Un petit matelas de mousse et une serviette cousus ensemble serviront de tente.

Après un parcours cahoteux et quelques arrêts pour améliorations mécaniques, il campe et s’endort au bord d’une piste. Dans la nuit, il est réveillé par trois militaires en 4x4, dont l’un reconnaît immédiatement le «touriste» de Tilemsem. Très irrité de le trouver dans la zone interdite, il doute fort des explications d’Emile Leray ; l’accident, puis la transformation en moto. Assez intrigué par l’engin, mais totalement incrédule, il veut voir la carcasse de la 2 CV pour avoir la preuve de cette histoire invraisemblable.

Le gradé décide de mettre un garde armé devant la tente et la moto, puis embarque Émile dans le 4x4. Au bout d’une heure de recherche dans l’obscurité, les restes de la 2 CV ne seront pas retrouvés. De retour au campement, Émile est autorisé à se reposer près de la moto jusqu’au lever du jour, surveillé à une centaine de mètres de là par les militaires dans leur 4x4. Le lendemain, la carcasse sera retrouvée et visiblement, les militaires se détendent. Émile apprendra par la suite que son interlocuteur voulait récupérer les pièces abandonnées pour son beau-frère…