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Le plus
surprenant dans cette moto 2 CV
est la transmission. Elle est inspirée de celle des
Vélosolex. C’est un tambour
qui entraîne la roue arrière par frottement, et
qui, par
les lois de la
physique et de la mécanique, oblige de rouler avec la marche
arrière. Démonter
la boîte de vitesse pour inverser le différentiel
aurait
été trop risqué dans
cet univers de sable…
Il
paraît
impensable d’assembler cet engin dans le désert
sans l’aide de perceuse et
poste de soudure. Toutes les pièces seront
assemblées par vissage. Quand au
perçage, il se fera à l’africaine : la
pièce de métal est pliée à
90° pour
former une arête. A un point
déterminé ; cette arête est
affaiblie à la
scie à métaux ou à la lime ronde. A la
limite du perçage, il faut remettre la
pièce à plat et perforer le point limé
à l’aide d’un marteau et d’un
pointeau.
Les assemblages ont été effectués le
plus possible en fonction des trous
d’origine du châssis ou du bloc
moteur–boîte.
Le
reste n’est plus qu’une question de temps,
conditionnée par l’épuisement des
vivres. Émile estime devoir passer trois
jours à construire sa moto, il lui en faudra douze en
réalité…
Il y aura donc une grosse part
d'incertitude pour mener à bien ce projet et il ne sera pas
si aisé à réaliser qu'on pourrait
croire. La possibilité de l'échec est
restée présente pendant toute l'aventure, donnant
quelques angoisses au mécano solitaire.
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